On aime
- Une quinzaine de personnages de la série, Broly compris
- Quelques attaques emblématiques et des transformations
On regrette
- Un système de combat sans profondeur
- Des coups imprécis et des attaques spéciales aléatoires
- Une jauge qui oblige à se figer au milieu du combat
- Des sprites prérendus très pixelisés, loin du trait de Toriyama
- Des animations particulièrement saccadées
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Le résumé est écrit par l'assistant choisi, pas par nous. Il lit la page et peut se tromper : le texte d'origine fait foi.
Le jeu de combat Dragon Ball qu'on attendait sur GBA
Au début des années 2000, Dragon Ball Z est partout. La série fait un triomphe aux États-Unis, les rediffusions continuent chez nous bien après le Club Dorothée, et chaque nouvelle cartouche sous licence part dans les chariots sans qu'on regarde la note. Sur Game Boy Advance, on a déjà eu L'Héritage de Goku, un jeu d'action aventure du studio américain Webfoot Technologies. Quand ce même studio annonce un jeu de combat en 2D, pensé pour les fans qui réclament un Street Fighter avec leurs héros préférés, on y croit forcément un peu.
Dragon Ball Z: Taiketsu sort en novembre 2003 aux États-Unis chez Atari, puis en mars 2004 en Europe, où Bandai le distribue. Il n'est sorti que sur Game Boy Advance et n'a jamais été réédité. On l'a refait sur cartouche, sur notre Game Boy Advance d'origine à laquelle un bricoleur a ajouté un écran rétroéclairé, en espérant que notre souvenir soit injuste. Il ne l'était pas.
La critique l'avait descendu à sa sortie. Metacritic lui donne 40, et jeuxvideo.com lui met 4 sur 20 en mars 2004, dans un test qui propose de le rebaptiser Dragon Ball Z Seppuku. Les lecteurs du site ne le sauvent pas, avec une moyenne sous les 7 sur une quarantaine d'avis, et Puissance Nintendo s'arrête à 8. Des années plus tard, le magazine espagnol HobbyConsolas le range encore parmi les pires jeux tirés d'un animé. Il s'est pourtant vendu à plus de 600 000 exemplaires aux États-Unis, porté par le seul nom sur la boîte.
Une quinzaine de guerriers et leurs attaques
Le jeu a au moins pour lui son casting. On retrouve une quinzaine de combattants, héros et méchants de toute la série, avec Goku, Vegeta, Piccolo, Krilin, Trunks et quelques grands adversaires, dont une partie se débloque en gagnant des combats. Broly, le Super Saiyan légendaire des films, servait d'argument de vente, car on le voyait rarement dans un jeu à l'époque. Chaque personnage dispose d'une attaque d'énergie, de trois coups spéciaux et d'une transformation, et on reconnaît quelques techniques emblématiques de l'animé.
Pour lancer ces attaques, il faut remplir une jauge en restant immobile et en maintenant des boutons, comme le fait Goku avant un Kamehameha. L'idée est fidèle à l'esprit de la série. En pratique, elle oblige à se figer au milieu du combat, et l'adversaire en profite pour vous frapper. Une option de combat dans les airs permet aussi à un joueur de s'envoler, l'autre choisissant de le suivre ou de l'attendre au sol. Sur le papier, tout ce qu'un fan pouvait demander est là.
Un combat sans profondeur ni précision
Le problème arrive dès la première manette en main. Les coups de base répondent à peu près, mais on ne sent jamais d'enchaînements, de rythme ou de lecture de l'adversaire. Les combats se résument vite à marteler les mêmes boutons en espérant que le coup parte au bon moment. Dès qu'on tente une attaque spéciale, la commande devient aléatoire, et on finit par éviter ce qui devait faire le sel du jeu.
Faute de précision, on ne sait jamais vraiment si une attaque va toucher, si l'adversaire est à portée ou pourquoi un coup est passé à travers lui. Quand on compare avec les jeux de combat qui existaient déjà sur la console, comme Street Fighter Alpha 3, l'écart saute aux yeux. Même avec l'indulgence qu'on accorde à un jeu de 2003 sur une console portable, on ne trouve pas de système à creuser, et les modes à débloquer n'y changent rien.
Des sprites qui défigurent la série
Pour coller aux personnages de l'animé, l'équipe a modélisé les combattants en 3D, puis les a transformés en sprites prérendus, le procédé qu'avaient utilisé Killer Instinct et Donkey Kong Country sur Super Nintendo. Sur l'écran de la GBA, le résultat est très pixelisé, avec des contours flous, des couleurs ternes et des proportions étranges. Krilin a une tête énorme, les visages sont méconnaissables, et on est loin du trait d'Akira Toriyama.
Les animations sont particulièrement saccadées, avec trop peu d'étapes entre deux postures, et un personnage qui marche ou encaisse un coup semble sauter d'une image à l'autre. Pour une série connue pour ses combats rapides et fluides, c'est un contresens complet. Les décors reprennent pourtant des lieux de la série, mais ils peinent à s'accorder avec des personnages qui ne semblent pas dessinés dans le même style.
Y jouer aujourd'hui
Dragon Ball Z: Taiketsu n'existe que sur cartouche Game Boy Advance, et on ne voit pas vraiment de raison de le chercher, sauf par curiosité ou pour compléter une collection. Deux joueurs peuvent s'affronter avec deux consoles et un câble link, mais ce mode ne corrige aucun défaut du jeu. Ceux qui veulent un bon jeu de combat Dragon Ball sur GBA ont bien mieux avec Supersonic Warriors, sorti en 2004 sur la même console. Pour une aventure fidèle à la série, les jeux d'action de Webfoot, L'Héritage de Goku et ses suites, sont nettement plus réussis.
Notre verdict
Dragon Ball Z: Taiketsu a pour lui ses personnages et quelques attaques emblématiques de la série. Mais son système de combat manque cruellement de profondeur et de précision, ses sprites prérendus sont très pixelisés et ses animations particulièrement saccadées. Déjà décevant en 2004, il n'a aujourd'hui plus que la licence pour lui. On le réserve aux collectionneurs, et même les plus grands fans de la série seront mieux servis ailleurs.
En résumé
Pour qui
Les collectionneurs de cartouches Dragon Ball qui veulent la série complète.
Pas pour qui
Tous ceux qui cherchent un jeu de combat Dragon Ball sur GBA, bien mieux servis par Supersonic Warriors.
Fiche technique
- Studio
- Webfoot Technologies
- Éditeur
- Atari
- Sortie
- 24 novembre 2003
- Metacritic
- 40/100
- Plateformes
- Game Boy Advance
- Genres
- Combat