Résumer ce test avec :
Le résumé est écrit par l'assistant choisi, pas par nous. Il lit la page et peut se tromper : le texte d'origine fait foi.
Les notes en un coup d'oeil
Points forts
- Une jouabilité passionnante qui s'enrichit sans cesse, jusqu'au contenu endgame.
- Une vraie profondeur dans les combinaisons d'équipement : armes, gadgets, réservoirs, aptitudes
- Une histoire correcte, portée par un trio attachant qu'on découvre sous un jour inédit
- Techniquement irréprochable : 60 images par seconde constantes, même dans le chaos le plus total
- Une durée de vie généreuse : plus de 40 heures pour qui s'investit après le générique
- Un prix réduit pour un contenu qui tient largement la distance
Points faibles
- Des environnements ternes qui trahissent l'identité colorée de la série
- Une histoire expédiée au regard de la richesse du reste du jeu
- Une répétitivité dans l'habillage des niveaux, aux structures et ambiances trop proches
- L'appariement en ligne limité à une partie toutes les 30 minutes avec des inconnus, une restriction absurde
Le premier pas de côté d'une série qui n'en faisait jamais
Depuis 2015, Splatoon avance en ligne droite : trois épisodes, une même formule, des guerres de territoire en quatre contre quatre devenues la signature de Nintendo sur le terrain du jeu de tir. Splatoon Raiders, sorti le 23 juillet 2026 en exclusivité sur Switch 2 et à prix réduit, est le premier épisode dérivé de la série. Et le virage est franc : ici, pas d'affrontements compétitifs, pas de guerre de territoire. On incarne un mécano sur un archipel mystérieux aux côtés du Trio Massalé, avec un char à pattes mécaniques à retaper et des hordes de Salmonoïdes à repousser. Une aventure pensée d'abord pour le solo, jouable en coopération, qui puise autant dans le mode Salmon Run que dans les jeux de tir à butin. Jeuxvideo.com est allé jusqu'à évoquer un cousin de Borderlands, et la comparaison n'est pas volée.

Une histoire correcte, mais expédiée
Le scénario fait le travail, sans plus. La bonne surprise, c'est le traitement du trio : Pasquale, Angie et Raimi sont bien écrits, drôles quand il faut, et le jeu offre sur eux un éclairage qu'aucun épisode n'avait pris le temps de donner. Pour qui suit la série depuis Splatoon 3, certains passages touchent juste. La presse est unanime sur ce point, et nous aussi : le trio porte l'aventure sur ses épaules.
Le problème, c'est le rythme. L'histoire principale se boucle en une quinzaine d'heures, bien moins en ligne droite, et la narration s'efface progressivement au profit de la boucle de jeu pure. Il y avait matière à raconter davantage dans cet univers. Précisons tout de suite que cette réserve ne vaut que pour le récit, pas pour le jeu : une fois le générique passé, le contenu prend le relais sans faiblir, et nous avons dépassé les 40 heures avec encore des objectifs devant nous. C'est le déséquilibre entre un récit expédié et un contenu annexe pléthorique qui interpelle, pas la durée de vie.

La jouabilité, grande gagnante
C'est ici que Splatoon Raiders surprend le plus. La base reste celle de la série : encrer le sol, nager dans sa propre couleur, jongler entre forme calamar et forme humanoïde. Mais le jeu y greffe une structure de progression qui change tout. Les niveaux prennent la forme de donjons variés dans leurs objectifs : parcours classiques, zones ouvertes où récolter des œufs de poisson, arènes étouffantes aux vagues d'ennemis infinies, épreuves dédiées aux gadgets. Ces fameux gadgets remplacent les armes secondaires habituelles : améliorables et liés à des types de réservoirs d'encre spécifiques, ils ouvrent un champ de personnalisation qu'on n'attendait pas dans un Splatoon.
Et c'est la vraie révélation du jeu : entre les armes, les gadgets, les réservoirs et le réglage fin des aptitudes, les combinaisons d'équipement possibles sont nombreuses, et on s'est surpris à passer de longues minutes à peaufiner notre configuration avant chaque sortie. Plus on avance, plus les mécaniques s'empilent intelligemment, et plus le plaisir manette en main grandit. Le bestiaire suit la même courbe : tous les Salmonoïdes connus répondent présents, rejoints par de nouvelles espèces et des variantes aguerries redoutables qui obligent à repenser ses habitudes. Trois niveaux de difficulté, dont un mode Survivaliste très exigeant, et un mode Pimenté pour rejouer les niveaux terminés avec récompenses accrues complètent l'ensemble. La montée en puissance est constante jusqu'au bout, et le contenu de fin de parcours est ce que le jeu propose de meilleur.

Un archipel qui manque de couleurs
C'est le paradoxe le plus frustrant de ce Raiders : une série bâtie sur l'explosion de couleurs qui accouche d'environnements aussi ternes. L'archipel décline des zones aux teintes grises et brunes qui, au-delà de leur couleur dominante, se ressemblent beaucoup trop. Nintendo Life fait le même constat dans son test : les zones « ne diffèrent essentiellement que par leur couleur ». Où est passée la folie visuelle de Chromapolis ? L'encre qui recouvre progressivement ces décors tristounets crée certes un joli contraste, mais on aurait aimé que la direction artistique ose davantage.
Dans le même registre, si les objectifs des missions varient, l'habillage des niveaux se répète : mêmes structures, mêmes ambiances, mêmes enchaînements. La répétitivité ne vient pas de la jouabilité, qui se renouvelle constamment, mais bien du cadre dans lequel elle s'exprime. C'est d'autant plus dommage que sur le plan purement technique, rien à redire : 1440p sur téléviseur, 1080p en portable, et 60 images par seconde constantes. Même en fin de parcours, quand l'écran croule sous l'encre, les explosions et les dizaines de Salmonoïdes simultanés, la fluidité ne bronche jamais. Une propreté d'exécution qui fait honneur à la Switch 2.

Le jeu en ligne, cette occasion manquée
La quasi-totalité des niveaux se joue jusqu'à quatre en coopération, avec une excellente idée : chaque joueur conserve son propre niveau de difficulté au sein d'un même groupe. Un vétéran et un débutant peuvent partager une partie sans que l'un s'ennuie ou que l'autre subisse. Sur le papier, c'est un des meilleurs systèmes de coopération vus chez Nintendo.
Malheureusement, une décision incompréhensible vient gâcher la fête : impossible de rejoindre des joueurs inconnus plus d'une fois toutes les trente minutes. Entre amis, aucune restriction, sans qu'on comprenne la logique de cette distinction.
Résultat : pour le joueur sans cercle d'amis équipés du jeu, l'appariement aléatoire devient une expérience hachée, où l'on se retrouve à jouer seul en attendant que le compteur veuille bien se réinitialiser. Une bizarrerie de conception dont Nintendo a le secret, et qui bride sérieusement l'attrait d'un mode en ligne par ailleurs très bien pensé.
Un pari réussi qui appelle une suite plus ambitieuse
Sur notre grille pondérée, le plaisir de jeu et la profondeur de la personnalisation portent clairement la note vers le haut, rejoints par une technique exemplaire et une générosité réelle pour un jeu à prix réduit. Ce qui la tempère, c'est l'enrobage : des environnements ternes et répétitifs indignes de l'identité visuelle de la série, un récit qui se termine trop vite, et cette restriction en ligne aussi absurde qu'évitable.
La presse est globalement sur la même longueur d'onde que nous : 81 sur 100 de moyenne sur Metacritic, 17/20 pour Jeuxvideo.com qui salue le virage solo, 7/10 pour Gamekult qui regrette comme nous une histoire trop légère....
Splatoon Raiders réussit l'essentiel : prouver que la formule Splatoon tient debout en dehors des affrontements en équipe, et même qu'elle y gagne une profondeur de progression que la série n'avait jamais eue. Pour un premier épisode dérivé, c'est un socle très solide. Reste à Nintendo d'y remettre des couleurs.
Pour qui ?
Les fans de Splatoon curieux de voir la formule fonctionner en solo, les amateurs de jeux de tir à butin qui veulent optimiser leur équipement pendant des dizaines d'heures, et ceux qui cherchent un jeu généreux à prix réduit sur Switch 2. Jouable en coopération jusqu'à quatre, chacun avec sa propre difficulté : parfait pour embarquer un débutant.
Pas pour qui ?
Ceux qui attendent un Splatoon 4 : il n'y a ici ni guerre de territoire ni affrontements compétitifs. Ceux qui jouent d'abord pour une grande histoire resteront sur leur faim, et les joueurs sans amis équipés du jeu risquent de pester contre les limites du mode en ligne.
Données du jeu
| Studio | Nintendo EPD Production Group No. 5 |
|---|---|
| Éditeur | Nintendo |
| Date de sortie | 23 juillet 2026 |
| Plateformes | Nintendo Switch 2 |
| Durée principale | 11h |
| Durée 100% | 22h |
| Metacritic | 81/100 |
| Prix indicatif | 49.99 € |