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Le résumé est écrit par l'assistant choisi, pas par nous. Il lit la page et peut se tromper : le texte d'origine fait foi.
Les notes en un coup d'oeil
Points forts
- Une refonte visuelle sous Unreal Engine parmi les plus belles vitrines de la Switch 2
- Soixante images par seconde constantes en docké comme en portable, sans le moindre accroc
- Les sensations de pilotage du rail shooter restent nerveuses, lisibles et immédiates
- Une bande son réorchestrée avec de vrais instruments, vraiment somptueuse
- Les embranchements de niveaux récompensent la rejouabilité et la chasse au meilleur score
- Des cinématiques retravaillées qui donnent enfin un peu de présence à l'escadrille
Points faibles
- Une campagne pliée en un peu plus de deux heures, à peine une en ligne droite
- Une fidélité quasi muséale : à part les graphismes, presque rien n'a bougé depuis 1997
- L'intelligence artificielle et le game design accusent franchement leur âge
- Un multijoueur famélique, trois arènes et trois modes, sans écran partagé en local
- Aucune vraie nouveauté de contenu pour justifier le plein tarif d'un jeu Switch 2
- Un signal inquiétant à quelques mois du remake de Zelda Ocarina of Time
Un remake superbe, et c'est à peu près tout
Il y a une chose que ce Star Fox réussit dès la première seconde de jeu : il est magnifique. Nintendo a confié à son équipe une refonte intégrale de Star Fox 64, le classique sorti sur Nintendo 64 en 1997, et la promesse visuelle est tenue au-delà de tout reproche. Corneria en ruines, les tempêtes de neige de Fichina, les éclairages mouvants de Solar : chaque planète a été redessinée de zéro sous Unreal Engine, et le résultat est probablement la plus belle vitrine first party de la Switch 2 à ce jour. Le problème, c'est qu'une fois passée l'émotion des retrouvailles, il ne reste presque rien d'autre à se mettre sous la dent.
Car derrière ce vernis somptueux se cache une question gênante, que ce test va poser sans détour : qu'est-ce qui a réellement changé depuis 1997, à part les pixels ? La réponse tient en peu de mots. Presque rien.

Techniquement irréprochable
Commençons par ce qui force le respect. Le jeu tourne à soixante images par seconde d'une stabilité de métronome, en mode docké comme en portable, sans la moindre chute de framerate sur l'ensemble de notre parcours. L'optimisation est un sans-faute, ce qui n'est pas si courant sur un lancement de cette ampleur. Les sensations de pilotage, elles, n'ont pas pris une ride : le rail shooter de Nintendo reste un modèle de lisibilité, où chaque tonneau, chaque looping et chaque tir lock-on répond au quart de poil. C'est immédiat, c'est nerveux, c'est plaisant manette en main.
Mention spéciale à la bande son. Les thèmes mythiques de la saga ont été réenregistrés avec de vrais instruments, et la réorchestration est une réussite franche, de celles qui donnent des frissons aux joueurs qui ont usé leur cartouche N64. Sur le plan de la forme, ce remake fait donc presque tout bien. C'est sur le fond que les fissures apparaissent.

Deux heures manette en main, et on a fait le tour
Parlons du sujet qui fâche : la durée de vie. Une partie en ligne droite se boucle en une grosse heure. En prenant le temps d'explorer un peu les embranchements, nous avons vu le générique de fin en un peu plus de deux heures. C'est tout. Le jeu mise sur la rejouabilité, avec ses routes alternatives qui débloquent des niveaux différents et son mode Challenge garni de variantes Expert, mais soyons honnêtes : ce système d'embranchements était déjà celui de 1997, et il ne suffit pas à transformer une expérience aussi brève en un jeu à plein tarif crédible en 2026. On rejoue parce qu'on aime traquer les scores, pas parce qu'il reste vraiment du contenu à découvrir.

Un copier-coller de 1997 passé à la 4K
C'est le cœur du procès. Ce Star Fox n'est pas une réimagination, c'est un calque. La structure des missions, le déroulé des dialogues, le placement des ennemis, le design des boss : tout est repris à l'identique, avec une fidélité presque muséale. Là où le remake de Resident Evil 2 avait réinventé entièrement la grammaire de son aîné, ici Nintendo s'est contenté de repeindre par-dessus. L'intelligence artificielle des escadrilles ennemies est restée celle d'un jeu de la fin des années 90, le game design ne propose aucune idée nouvelle, et les rares ajouts (cinématiques retravaillées, doublages refaits) relèvent du cosmétique. On ressort de l'aventure avec le sentiment d'avoir rejoué à un excellent jeu d'il y a trente ans, ce qui est à la fois un compliment et, pour un produit neuf vendu au prix fort, un vrai problème.

Le multijoueur, un alibi plus qu'un mode
Pour gonfler le contenu, Nintendo a greffé un volet en ligne. Sur le papier, l'idée est bonne. Dans les faits, l'offre est famélique : trois modes seulement (domination, collecte, capture de drapeau) répartis sur une poignée d'arènes, sans le moindre écran partagé en local, pourtant historiquement associé à la série. C'est l'ajout typique qu'on lance deux soirs par curiosité avant de l'oublier. Il ne prolonge pas la durée de vie de manière significative, et il ne compense en rien la maigreur de la campagne solo.
Presse euphorique, et nous sur la réserve
JoueurLibre l'assume : notre 11/20 détonne face à la moyenne internationale. Star Fox cumule un Metacritic autour de 82, Nintendo Life lui décerne un 9/10 dithyrambique, IGN un 8/10 en saluant un récit étonnamment cinématographique des Lylat Wars. Tous ont raison sur la forme : techniquement, le jeu est irréprochable, et on comprend l'émotion d'une rédaction face à une licence dormante enfin réveillée. Mais cette émotion, à notre sens, a anesthésié l'esprit critique sur la pauvreté du contenu et sur cette durée de vie ridicule.
Une voix française détonne dans ce concert de louanges, et elle mérite d'être citée : jeuxvideo.com a posé un cinglant 9/20, en pointant exactement les mêmes plaies que nous, la fidélité excessive, l'IA archaïque et la maigreur de l'ensemble. Quand une partie de la presse ose dire que le roi est nu, ça mérite d'être souligné. Notre note se situe entre les deux camps, mais clairement du côté lucide.
Ce que ce remake nous dit du chantier Ocarina of Time
Au-delà de Star Fox lui-même, ce remake nous inquiète pour la suite. Nintendo a annoncé refaire The Legend of Zelda : Ocarina of Time sur Switch 2, et la méthode appliquée ici fait peur. Si la maison applique la même recette, repeindre magnifiquement un classique sans rien repenser de son game design vieillissant, alors le monument de 1998 risque de se réduire à une carte postale en haute définition. On préférerait de loin que Nintendo ose réinventer, quitte à diviser, plutôt que de livrer des remakes aussi beaux que vides. Star Fox est un avertissement, et on espère sincèrement que les équipes de Zelda l'entendront.
Le verdict
Difficile de mieux résumer notre sentiment qu'avec cette image : Star Fox sur Switch 2, c'est une voiture de collection impeccablement restaurée, qu'on n'a le droit de conduire que deux heures avant de la remettre au garage. La restauration est splendide, le moteur ronronne à soixante images par seconde, la sono est sublime. Mais le voyage est trop court, et la mécanique sous le capot est restée celle de 1997. Pour les nostalgiques fortunés et les chasseurs de scores, le plaisir sera réel, bien que fugace. Pour tous les autres, c'est une démonstration technique qui se prend pour un jeu complet.
Nous arrêtons donc l'aiguille à 11/20, un cran sous notre barre du bon jeu. Pas par mépris du travail accompli, qui est visiblement immense sur le plan artistique, mais parce qu'un remake vendu plein tarif doit offrir davantage qu'une heure de campagne et un lifting graphique. La presse a fêté les retrouvailles ; nous, on a regardé la facture.
Pour qui ?
Pour les nostalgiques de Star Fox 64 qui rêvent de retraverser le système Lylat sublimé en 4K, retrouver Corneria, Fichina et Solar redessinés de fond en comble, et réentendre le thème principal joué par un vrai orchestre. Pour les amateurs d'arcade et de scoring, qui prennent plaisir à refaire un parcours court pour l'optimiser, dénicher les routes cachées et débloquer les niveaux alternatifs. Pour les possesseurs de Switch 2 en quête d'une démonstration technique courte et spectaculaire à montrer sur leur télévision.
Pas pour qui ?
Pour celles et ceux qui attendaient un vrai nouveau Star Fox, avec des idées de gameplay inédites et un contenu à la hauteur de presque trente ans d'attente : ce remake n'a tout simplement rien de neuf à proposer. Pour les joueurs qui jugent une expérience au temps de jeu offert et au rapport au prix, tant la campagne est expédiée. Pour ceux qui n'ont jamais accroché au rail shooter sur rails, que cette version ne convertira pas. Et pour quiconque espérait un mode multijoueur consistant capable de prolonger l'aventure sur la durée.
Données du jeu
| Studio | Velan Studios |
|---|---|
| Éditeur | Nintendo |
| Date de sortie | 25 juin 2026 |
| Plateformes | Nintendo Switch 2 |
| Durée principale | 2h |
| Metacritic | 81/100 |
| Prix indicatif | 49.99 € |