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Le résumé est écrit par l'assistant choisi, pas par nous. Il lit la page et peut se tromper : le texte d'origine fait foi.
Les notes en un coup d'oeil
Points forts
- La campagne de 2001 est là, intacte dans sa structure et toujours aussi plaisante manette en main
- La jouabilité modernisée avec justesse : course, régénération automatique, neuf armes empruntées aux épisodes suivants
- Les thèmes d'origine réorchestrés et une ambiance sonore qui reste une référence du genre
- 60 images par seconde d'une stabilité irréprochable, y compris sur Series S
- Trois missions inédites, l'Opération METEORITE, qui ajoutent près de deux heures
- La coopération jusqu'à quatre en ligne avec jeu croisé, et à deux en écran partagé
- La difficulté Légendaire toujours exigeante, surtout à deux
- Inclus dans le Game Pass, ce qui pèse lourd dans la décision
Points faibles
- Une version française bancale, qui mélange la piste de 2001 et des dialogues réenregistrés sans les comédiens d'origine
- Les niveaux couloirs de la seconde moitié ont mal vieilli, avec leurs allers-retours interminables
- Trois missions bonus sans relief, ni dans leur écriture ni dans leurs décors
- Aucun mode multijoueur compétitif, alors que c'était la moitié de l'héritage de Halo
- Une intelligence artificielle ennemie parfois curieusement passive
- Des points de contrôle placés de façon inégale
- Quelques cinématiques qui saccadent, alors que le jeu ne bronche jamais en action
- Une difficulté qui semble un cran en dessous de l'original, régénération et sauvegardes automatiques aidant
Un monument de 2001 repassé sous Unreal Engine 5
Halo : Campaign Evolved est sorti le 28 juillet 2026, après quatre jours d'accès anticipé pour les acheteurs de l'édition la plus chère. Sur PC, Xbox Series, dans le Game Pass, et pour la première fois de l'histoire de la série sur PlayStation 5. Le programme tient en une phrase : reconstruire la campagne de Halo : Combat Evolved sous Unreal Engine 5, y ajouter trois missions, une coopération à quatre et quelques armes. Rien de plus. Nous l'avons lancé sur PC, sur Series X et sur Series S, et bouclé en Légendaire à deux.
Ce qui frappe d'entrée, c'est à quel point le jeu est resté lui-même. Les vingt premières minutes sur le Pillar of Autumn, l'arrivée sur l'anneau, la première Warthog lancée sur une plage : tout est à sa place, au mètre près. Les décors ont été repensés, l'éclairage n'a plus rien à voir, mais le rythme des affrontements est celui de 2001. C'est la grande qualité de cette refonte, et aussi sa limite.

La course, la régénération et neuf armes en plus
Les modifications de jouabilité sont peu nombreuses, mais bien vues. La course, absente de l'original, transforme les grands espaces de l'anneau et rend les allers-retours nettement moins pénibles. La santé se régénère désormais seule, ce qui envoie aux oubliettes la chasse aux trousses de soins entre deux combats. Neuf armes empruntées aux épisodes suivants viennent étoffer un arsenal qui, en 2001, tenait en une poignée de modèles. Et on peut enfin arracher un véhicule à un ennemi, char Wraith compris, ce que la version originale n'autorisait pas.
Aucun de ces ajouts ne trahit le jeu. Ils corrigent des lourdeurs que plus personne ne supporterait aujourd'hui, sans toucher à ce qui fait un combat dans Halo : le bouclier qui tombe, les deux armes que l'on porte, la grenade qui ouvre la mêlée, le corps à corps qui la termine. Vingt-cinq ans plus tard, cet équilibre fonctionne toujours, et c'est probablement la meilleure nouvelle de ce test. Sur la conduite, en revanche, la Warthog reste la Warthog : une machine à déraper que l'on apprend à dompter ou que l'on subit.

Une version française qui gâche les dialogues
C'est le vrai problème de cette sortie, et il touche bien plus que deux ou trois scènes. La piste française assemble des répliques issues du doublage de 2001 et des dialogues réenregistrés par de nouveaux comédiens, notamment sur le Master Chief et Cortana. Le résultat s'entend tout de suite : les timbres changent d'une scène à l'autre, parfois au milieu d'une même séquence, et le mixage ne rattrape rien. Des comédiens de doublage ont publiquement dénoncé les conditions d'enregistrement, expliquant qu'ils avaient travaillé sans images du jeu, sur la seule foi du texte et du rythme de la version anglaise. Le soupçon d'une fabrication par intelligence artificielle a circulé avant d'être écarté : ce sont bien des voix humaines.
Et cela pèse lourd sur la partie. La relation entre le Master Chief et Cortana porte toute la campagne, et elle repose entièrement sur le ton. Quand la voix de Cortana change de personne au détour d'une réplique, la scène tombe à plat. La communauté ne s'y est pas trompée : une modification restaurant l'intégralité du doublage de 2001, plus de dix mille répliques, a été publiée quelques jours après la sortie. Notre conseil est simple et un peu triste : passez le jeu en anglais avec les sous-titres français. La différence de qualité d'écoute est telle qu'elle vaut bien la lecture.

Les couloirs de la seconde moitié n'ont pas rajeuni
Halo : Combat Evolved a toujours eu deux visages. Les niveaux extérieurs, ces vallées ouvertes où l'on choisit son angle d'attaque et son véhicule, restent parmi les meilleurs terrains de jeu jamais dessinés pour un jeu de tir sur console. Puis viennent les intérieurs, et le jeu se referme sur des enchaînements de salles copiées-collées que l'on traverse deux fois, à l'aller et au retour. La Bibliothèque a été retravaillée et souffre nettement moins qu'avant, c'est la bonne surprise de cette seconde moitié. Elle reste toutefois ce qu'elle est : un long couloir à défendre pendant une heure. Les Deux Bibliothèques et l'assaut final n'ont pas eu droit au même traitement.
C'est là que se joue la principale déception de cette nouvelle version. Elle a modernisé la surface, pas le plan. Redessiner ces niveaux aurait fait grincer les puristes, mais aurait donné à ce retour autre chose à défendre qu'un beau moteur graphique. En l'état, on rejoue au jeu de 2001, avec ses fulgurances et ses coups de mou, et mieux vaut le savoir avant de payer 54 euros pour l'édition standard.

L'Opération METEORITE, trois missions qui existent
Les trois niveaux inédits racontent une opération clandestine à bord d'un vaisseau de recherche covenant, un an avant les événements de la campagne principale, avec le Master Chief et le sergent Johnson. Comptez entre une heure et demie et deux heures. Le combat spatial est une nouveauté bienvenue, et revoir Johnson dans un rôle actif fait plaisir. Mais rien ne marque : l'écriture fait le service minimum, les niveaux jouent la sécurité, et l'ensemble ressemble à un supplément produit pour remplir une ligne sur la jaquette. Ces trois missions ont le mérite d'exister, elles ne feront changer personne d'avis.
Le reste du contenu additionnel joue davantage sur la rejouabilité : 42 crânes disséminés à des emplacements entièrement revus, 13 terminaux, et un mode Remix qui rejoue les missions terminées en modifiant les ennemis, les armes et les alliances entre factions. Cette dernière idée est la plus amusante du lot, et prolonge sérieusement la durée de vie pour qui accroche. La campagne principale, elle, se boucle en huit à douze heures selon la difficulté, un peu plus en Légendaire.
60 images par seconde, même sur Series S
C'est le point sur lequel nous n'avons rien à redire. Sur les trois machines, ça tourne bien. Le mode Performance vise 60 images par seconde et les tient, sans à-coup, y compris sur Series S où le jeu affiche du 1080p avec une définition interne variable. L'image y est forcément moins nette et moins détaillée que sur Series X, avec des textures plus grossières et des reflets simplifiés, mais la fluidité ne bouge pas d'un pouce, et c'est exactement ce qu'on demande à un jeu de tir. Le mode Qualité, calé sur 30 images par seconde, n'a d'intérêt que pour les captures d'écran. Deux réserves tout de même : en écran partagé, l'affichage retombe à 30 images par seconde, et quelques cinématiques saccadent nettement. Le comble, pour des séquences où l'on ne touche à rien : manette en main, l'image ne bronche jamais. Rien de rédhibitoire, mais cela se remarque d'autant plus que le reste est impeccable.
Côté image, le passage à Unreal Engine 5 était le bon choix. L'éclairage, les reflets et les animations font un bond spectaculaire, sans jamais bousculer la direction artistique d'origine. Le soin apporté varie d'un niveau à l'autre, certains intérieurs faisant nettement moins d'effet que les grandes vallées de l'anneau, mais l'essentiel est là. Quant à la bande-son, les thèmes ont été réorchestrés avec soin et le chant grégorien du thème principal produit toujours le même effet dès la première note. Cette musique n'a pas pris une ride.
En Légendaire, à deux, le jeu tient toujours
Nous avons fait toute la campagne en Légendaire, en ligne avec un ami. On peut monter jusqu'à quatre, avec jeu croisé entre les machines, et jouer à deux en écran partagé sur console. Les niveaux ont été réaménagés pour l'occasion, avec des armes et des munitions redistribuées selon le nombre de joueurs, et cela se sent : on ne tombe plus à sec à quatre comme dans les anciennes versions.
La difficulté Légendaire reste sérieuse. Les Elites encaissent, les Chacals au fusil à rayon punissent la moindre exposition, et certaines salles demandent plusieurs tentatives et un vrai plan. Cela dit, elle nous a paru un cran en dessous du souvenir qu'on en gardait. La régénération automatique de la santé et des points de contrôle plus généreux y sont sans doute pour beaucoup, la mémoire faisant le reste. Ce n'est pas un reproche, plutôt un repère : les vétérans venus chercher le mur de 2001 le trouveront un peu plus bas que prévu. Nous avons aussi croisé quelques ennemis étrangement passifs, plantés là pendant qu'on les contournait, et des points de contrôle tombant juste avant une longue séquence plutôt qu'après.
Une refonte qui vaut le détour, sauf en français
Sur notre grille pondérée, trois choses tirent la note vers le haut : la campagne d'origine, qui n'a rien perdu de son mordant, une fluidité sans faille sur les trois machines testées, et une bande-son toujours au sommet. Ce qui la retient : une version française qui abîme la moitié des scènes de dialogue, des niveaux intérieurs que personne n'a osé retoucher, un contenu ajouté propre mais sans relief, et pas la moindre trace de multijoueur compétitif alors que la série en a fait sa légende.
Il faut accepter ce que cette version est venue faire : remettre en état un jeu de 2001, pas en écrire un nouveau. Halo n'est plus la secousse qu'il a été, forcément, puisque tout le monde lui a emprunté sa formule pendant quinze ans. Il reste un excellent jeu de tir, et c'est aujourd'hui la meilleure façon de le découvrir ou d'y revenir. Si vous avez le Game Pass, la question ne se pose même pas : lancez-le, mettez les voix en anglais et refaites la Vérité et la Réconciliation à deux. Au prix fort et en français, on hésite beaucoup plus.
Pour qui ?
Ceux qui n'ont jamais touché au premier Halo et veulent comprendre pourquoi il a marqué le jeu de tir sur console : c'est le meilleur point d'entrée possible, à condition de basculer les voix en anglais. Les nostalgiques qui veulent refaire la campagne à deux, en écran partagé ou en ligne, y trouveront exactement ce qu'ils cherchent. Et les abonnés au Game Pass, pour qui la question du prix ne se pose pas.
Pas pour qui ?
Ceux qui attendaient une refonte ambitieuse, capable de retoucher la conception des niveaux et pas seulement les textures : le jeu assume d'être le même qu'en 2001, défauts compris. Ceux qui jouent en français par principe risquent de décrocher dès les premières minutes. Et les amateurs de Halo qui venaient d'abord pour l'arène en ligne : il n'y en a pas, et rien ne la remplace.
Données du jeu
| Studio | Halo Studios |
|---|---|
| Éditeur | Xbox Game Studios |
| Date de sortie | 28 juillet 2026 |
| Plateformes | PC, PlayStation 5 |